Chronique du fureteur n° 2 | Le columbarium de Kain accueille une œuvre d’art : Poèmes au columbarium
 
Hessam Haeri-Zadeh et son épouse, Faezeh Afchary, allaient quitter la Grande-Bretagne pour s’installer à Kain, nouvelle étape d’un long exil, lorsque, le 19 février 2002, la mort surprit le réputé psychiatre et poète iranien.
 
Faezeh est céramiste. Elle fréquente depuis quelques années l’atelier d’Emile Desmedt, à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, et aménage à la rue Morel, où elle habite dorénavant, un atelier ouvert à tous, selon une tradition bien établie en Angleterre.
 
Au cimetière de Kain, elle réserve trois loges superposées. Elle introduit une demande afin d’apposer sur l’arête de brique une structure en porcelaine blanche, constituée de quatre carreaux. Elle y représente un itinéraire imaginaire jalonné d’extraits de poèmes de son époux. Les lignes figurent une échelle du temps de la vie de chacun, avec les moments de séparation (lignes éloignées) et de vie commune (lignes fondues). Les extraits de poèmes sont choisis afin de correspondre chronologiquement à cet itinéraire (Et je chante cette mélodie nostalgique / pour tes yeux / les paires fidèles des miens.)
 
La proposition est soumise à la Commission pour la Préservation du Patrimoine architectural des Cimetières de l’Entité de Tournai. Celle-ci remet un avis positif au Collège des Bourgmestre et Echevins pour la qualité artistique de la création, donnant à cette intervention un caractère d’universalité.
 
Grâce à cette sculpture, l’H.L.M. du souvenir que constitue le columbarium est nettement embelli et participe, ainsi, à l’art public de qualité.
 
 
Lieu : Columbarium de Kain
Sculpture : Faezeh Afchary
Poésie : Hessam Haeri-Zadeh
Crédit photo : Pascal Van der Cruyssen
 
 
Publié dans le Nord-Eclair du 20 avril 2006.
Avec l'aimable autorisation du groupe Sud Presse - Nord-Eclair