Dans le respect de la charte de gestion différenciée qu’elle a signée, la Ville a franchi un pas supplémentaire en adaptant la méthode de travail de son service espaces verts. Afin de respecter la nature et favoriser la diversité des lieux, certains espaces moins fréquentés comme par exemple, l’Esplanade de l’Europe feront désormais l’objet d’un fauchage ponctuel plutôt qu’une tonte hebdomadaire.

« Il faut savoir que tondre systématiquement et souvent toutes les surfaces enherbées conduit à appauvrir la biodiversité du milieu », explique Gauthier Fontaine, responsable du service espaces verts. « Des lieux isolés ou reculés qui sont laissés à eux-mêmes ou fauchés, permettent de conserver des refuges pour certains insectes et aussi d’assurer la diversité des paysages. »

Cette façon de faire a déjà fait ses preuves chez nos voisins français où elle est d’ailleurs très fréquente. Elle s'accompagne souvent d'une augmentation du taux de végétalisation, de la surface boisée et d'une suppression de l'usage des pesticides et désherbants et de l'exportation des produits de fauche et de taille ou de leur utilisation locale.

« En aucun cas, il ne s’agit d’un abandon d’entretien, mais de gérer différemment. Des petits panneaux explicatifs seront d’ailleurs placés ici et là pour sensibiliser la population. A Saint-Maur où les tontes alternées ont déjà eu lieu sur la partie herbeuse de la place, les enfants de l’école sont allés à la rencontre des habitants pour expliquer l’utilité de cette gestion. A noter également que plusieurs kilos de gazon fleuri ont été semés dans différentes zones en friche de l’entité. C’est esthétique et ça ne demande pas d’entretien ».

Ces gestes posés en faveur de l’environnement font suite à d’autres initiatives prises par la Ville telles que s’inscrire dans le plan Maya, poursuivre l’objectif « Zéro Phyto » ou performer au concours Wallonie en Fleurs.

Partie herbeuse de la place de Saint-Maur