Le conseil communal a décidé d'approuver les termes de la motion de la conférence des Bourgmestres et élus de Wallonie picarde, relative à la lutte contre les inondations, et dont les termes suivent :

"Par la présente motion, la Conférence des Bourgmestres et élus territoriaux de Wallonie picarde s’engage à :

1. Recourir à une expertise externe qualitative afin d’établir un diagnostic du territoire de Wallonie picarde : zones de fragilité, solutions appropriées ainsi qu’une méthodologie de planification et de pilotage. Le diagnostic, dans un objectif de synthèse et d’approche territoriale commune, reposera sur l’expertise des nombreux acteurs actifs dans certaines communes et/ou zones de Wallonie picarde, Province de Hainaut (contrats de rivière 1, parcs naturels, intercommunales, etc.) et tiendra compte des actions en cours (GISER, DAFOR, les PGRI, NAQiA, etc.) ;

2. Assurer une solidarité mutuelle des communes engagées dans ce processus territorial de prévention et d’adaptation : priorisation des urgences et mise en œuvre des mesures d’adaptation, mise en place d’un mécanisme de solidarité budgétaire en cas de catastrophe, participation de chaque commune à un processus d’évaluation commun et à la publicité des mesures mises en place sur son territoire ;

3. Constituer, en son sein, un Comité Climat, composé de 7 personnes, chargé de la gouvernance démocratique, de la sensibilisation à la recherche et à la mobilisation des budgets utiles. Ledit Comité sera invité, sur base trimestrielle, à faire son rapport en séance plénière ;

4. Travailler, à titre préventif et dans une approche globale, aux mesures – y compris au niveau des infrastructures – à mettre en place afin d’anticiper et d’apporter les réponses adéquates en cas d’inondations, notamment par l’élaboration d’un PLANU (planification d’urgence et de gestion de crise) inondation à l’échelle de la WAPI; de canicule, d’épisodes de sécheresse; en ce qui concerne l’assèchement de la nappe (précarité hydrique) et l’accès à l’eau potable; veiller à la formation du personnel, y compris communal, aux mesures d’adaptation qui demanderont une évolution des pratiques dans l’ensemble des secteurs ;

5. Mettre en place une structure de gouvernance efficace via un Collège des directeurs généraux des intercommunales de Wallonie picarde (IPALLE, IDETA, IEG) chargé du pilotage global de la démarche territoriale dans un objectif de coordination sur l’ensemble du territoire et de lien entre les démarches portées par les acteurs : PAEDC (pilotage IDETA), PST, gestion de l’eau (IPALLE) et en bonne coordination avec les acteurs repris au point 1. Le Collège des DG sera accompagné dans cette mission par les contrats de rivière, étant donné leur mission de diagnostic et de coordination des acteurs. Cette gouvernance tendra à favoriser les investissements dans des ouvrages transversaux et pluricommunaux, à assurer la cohérence des politiques, à consacrer un pourcentage d’investissements budgétaires à la lutte contre le dérèglement climatique et à la préservation de la biodiversité.

Il s’agit de poursuivre les efforts entrepris en matière de gouvernance climatique en généralisant et en renforçant les Plans d'Action pour l’Énergie Durable et le Climat (PAEDC), en adaptant les Plans stratégiques transversaux (PST) en PST climatiques et en favorisant une intégration des acteurs institutionnels locaux tels que les Contrats De Rivière, les Parcs Naturels, etc. ;

6. Faire de la Wallonie picarde un territoire précurseur et modèle par une approche territoriale globale et coordonnée des politiques de prévention et d’adaptation au dérèglement climatique, tout en poursuivant les efforts en matière de transition écologique afin d’agir sur les causes du dérèglement et en limiter les conséquences.

Conscient que l’hypothèse d’une inaction de l’autorité publique en ce sens aurait pour conséquence, outre le fait d’engager sa responsabilité politique devant le citoyen, la renonciation aux mécanismes de solidarité cités ci-dessus, par l’adoption de la présente motion, les signataires considèrent que la lutte contre les inondations passe par une action collective. Les communes situées en aval des cours d’eau et leurs habitants dépendent en effet largement de l’action des communes situées davantage en tête de bassin. La rétention des eaux de pluie ainsi que toutes les actions qui permettent son infiltration dans les espaces naturels (zones humides...), en milieu agricole (prairies...) ou dans les zones urbanisées (citernes d’eau de pluie, noues ...) seront privilégiées à l’inverse de celles qui accélèrent son évacuation vers les territoires voisins."

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