Le kiosque à musique, jugé instable en 2025, entre en restauration dès le 16 mars 2026 grâce à la PIV pour retrouver son état d’origine.
La vétusté manifeste et l’état très avancé de dégradation de l’ouvrage due aux affres du temps (corrosion, nombreuses fissures, le manque d’étanchéité des chéneaux entrainant de l’oxydation, …) rendent sa rénovation plus qu’indispensable. Grâce aux subsides obtenus dans le cadre de la PIV, ces travaux s’envisagent concrètement.
Les travaux de restauration du kiosque à musique ont été programmés en deux phases : la première visant à établir une fiche d’état sanitaire de l’infrastructure et la deuxième ayant pour objectif de restaurer le kiosque, dans le respect de sa conception originelle.
Phase 1 : réalisation d’un état sanitaire complet
Les résultats des investigations menées début 2025 ont révélé une instabilité importante et dangereuse de l’édifice. Une intervention urgente s’imposait afin d’éviter un risque d’effondrement.
La prolongation des délais du programme PIV (Politique Intégrée de la Ville), décidée en décembre 2024 par le Gouvernement wallon, a offert l’opportunité de financer des travaux de plus grande envergure.
L’état sanitaire complet du kiosque a servi à l’analyse technique complète de l’édifice, préalable à l’établissement des documents du marché de travaux.
Phase 2 : travaux de restauration
Depuis le 16 mars 2026, c’est la deuxième étape qui s’engage (180 jours calendrier).
Estimés à 7 mois de travaux, le kiosque à musique va être rapidement « démonté » afin de permettre la restauration minutieuse des éléments le composant :
- démontage de la couverture du toit ;
- démontage de la structure en acier ;
- démolitions des éléments en maçonnerie et béton ;
- renouvellement de l’éclairage.
Ce démontage permettra un travail fin d’artisan en atelier concernant la ferronnerie et le travail du zinc. Les moulures seront également retravaillées en atelier.
Sur place, l’entreprise veillera à refaire les fondations et maçonnerie, et travaillera sur terrain la pierre naturelle, la structure en béton et les travaux de peintures.
L’objectif de cette intervention est de lui rendre sa gloire d’antan, en restituant fidèlement les éléments transformés ou disparus au fil du temps, tout en respectant scrupuleusement sa conception d’origine détaillée par les nombreuses archives obtenues par le petit fils de l’architecte tournaisien, Jules Wilbaux.