La construction de l’hôpital militaire de Tournai s'inspire de l'exemple de celui de Bruxelles. Le site choisi couvrait une partie des glacis de l’ancienne citadelle de Louis XIV.

Ses bâtiments furent réalisés entre 1899 et 1906 en un style éclectique alternant brique et pierre bleue. Ils ne furent opérationnels qu’à partir de 1909.

Le bâtiment principal, à front de rue, comportait essentiellement les services administratifs, les laboratoires, les cuisines, les logements du personnel et les réfectoires pour convalescents.

À l’intérieur du quadrilatère, la chapelle constituait l’élément central du plan des installations hospitalières et était reliée par une galerie incurvée à quatre pavillons, dont l’un comportait la salle d’opération. L’ensemble était complété par d’autres pavillons pour les malades et des promenoirs, entourés d’agréables jardins.

Occupé par les Allemands durant la 1ère Guerre Mondiale, l’hôpital deviendra le sanatorium militaire belge, "Sana Mil", et le restera jusqu'en 1961. En 1927, il sera renommé Quartier Major de Bongnie, du nom du Major Léon De Bongnie, mort au front à Ondank, près de Staden, le 14 octobre 1914.

En 1938, la capacité de l'hôpital tournaisien se voit augmentée et en 1940, le complexe hospitalier de Tournai totalise 3.000 lits. Dès le 1er avril 1945, le Ministère de la Défense Nationale reprend les locaux qui avaient été réoccupés et l'hôpital redevient sanatorium militaire.

L'hôpital en tant que tel sera fermé le 1er janvier 1962, même si des activités militaires de divers ordres s'y dérouleront encore jusqu'en 2002.

L’hôpital militaire a connu une revitalisation en étant reconverti en logements et en bureaux. Il a repris le nom du Major De Bongnie : "Quartier De Bongnie"

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